Pourquoi avoir choisi la formation à distance de design et formations ?
Ce choix ne s’est pas fait uniquement sur la base de la flexibilité. Avant de m’inscrire, j’ai eu l’occasion de me rendre sur le site de Gland et d’échanger avec le responsable pédagogique. Cette rencontre a été déterminante. J’ai immédiatement senti qu’il y avait derrière cette formation bien plus qu’un simple programme à distance : une vraie structure, un accompagnement concret et une vision pédagogique solide. Cet échange m’a conforté dans l’idée que je faisais le bon choix.J’ai choisi la formation à distance pour plusieurs raisons. La première est très pratique : je devais concilier un rythme de vie déjà bien rempli entre mon activité professionnelle dans l’industrie, ma vie de famille et le sport. Le format en ligne était le seul qui me permettait d’avancer sérieusement dans une reconversion sans bouleverser mon quotidien.
Quelles compétences ou apprentissages clés avez-vous acquis durant votre formation ?
Au‑delà des compétences techniques, cette formation m’a surtout appris à penser l’espace autrement. J’ai appris à analyser un lieu, à comprendre ses contraintes, à imaginer des solutions cohérentes et à les traduire dans un projet concret. La maîtrise des plans, des ambiances, des matériaux et des outils de présentation a été un vrai plus, surtout pour moi qui viens d’un milieu industriel.
J’ai également beaucoup progressé dans ma capacité à structurer un projet, à argumenter mes choix et à donner une identité claire à mes propositions. Cette formation m’a permis de gagner en confiance et d’affirmer ma sensibilité créative.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la pédagogie utilisée. Certains exercices étaient ludiques et m’ont même amené à me promener dans des villes comme Neuchâtel ou Bienne pour observer des styles architecturaux ou des travaux du métal. Cela m’a permis d’ouvrir mon regard et de nourrir ma créativité d’une manière très concrète.
Vous avez créé votre entreprise : pouvez-vous nous raconter cette aventure ?
La création de mon entreprise est avant tout née d’un besoin personnel. Passé la quarantaine, j’ai ressenti l’envie de me lancer dans un projet professionnel qui puisse évoluer avec moi, sans devoir changer de métier du jour au lendemain. Je voulais construire quelque chose qui, avec le temps, puisse prendre une place croissante à côté de mon activité actuelle.
L’idée d’entreprendre s’est imposée naturellement. Je suis un passionné de l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6, et la lecture du livre d’Anthony Bourbon a été un vrai déclencheur. Son parcours, qui résonne beaucoup avec le mien, m’a donné l’impulsion nécessaire pour oser franchir le pas.
Le choix du design d’intérieur, lui, vient de plus loin. C’est une passion transmise par ma mère : la décoration, les ambiances, les tables soigneusement préparées pour accueillir les invités… Elle avait ce talent pour créer du beau et du chaleureux. J’ai voulu prolonger cet héritage à ma manière.
Le nom de mon entreprise, Carrée d’As, est d’ailleurs un hommage à ma famille. Les “As” représentent chacun de ses membres. Le “e” de “Carrée” est un clin d’œil à ma mère, aujourd’hui décédée. Et le “Carrée” symbolise les quatre types d’activités que je propose.
Sur le plan structurel, j’ai eu la chance d’être très bien accompagné. La Chambre de commerce et la Promotion économique m’ont aidé à structurer mon projet avec différents partenaires, ce qui m’a fait gagner un temps précieux dans toutes les démarches administratives. J’ai également eu l’opportunité de pitcher mon projet lors du Pitch’n’Bar organisé par l’IFJ. Être sélectionné parmi les cinq projets finalistes sur vingt‑cinq dossiers a été un moment fort. Présenter mon concept devant des investisseurs, des partenaires et un public potentiel m’a permis de tester mon idée, de la confronter au réel et d’en ressortir encore plus motivé.
Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer dans le design d’intérieur aujourd’hui ?
Si je devais donner un conseil à quelqu’un qui souhaite se lancer dans le design d’intérieur, ce serait d’oser. Ce métier demande du courage, de la curiosité et beaucoup de passion. On ne trouve pas son style du jour au lendemain : on teste, on doute, on recommence, et c’est normal. C’est en avançant, en observant et en pratiquant que l’on finit par comprendre ce que l’on veut transmettre.
Je pense aussi qu’il est essentiel de rester ouvert aux échanges. Le regard extérieur est précieux : il permet de progresser, de prendre du recul et d’améliorer ses idées. Le design d’intérieur est un métier où l’on apprend constamment, et chaque projet apporte quelque chose de nouveau.
Enfin, il ne faut pas oublier que la créativité n’est qu’une partie du métier. Le design d’intérieur demande aussi de la rigueur, de l’organisation et une vraie capacité d’écoute. C’est un métier exigeant, mais profondément humain. Quand on aime ce que l’on fait, chaque projet devient une aventure enrichissante.