Crédit photo : © Simon Magnenat

 

Quel est votre parcours et votre métier actuel ?

Je suis formateur en UI/UX Design et développement web dans des écoles spécialisées. J’accompagne également des personnes dans leur développement de projets professionnels au sein d’un programme de la ville de Lausanne dans le domaine des TIC. Enfin, je coache des chefs de projet digitaux (brevet fédéral) et des designers UX, tout en concevant des parcours pédagogiques centrés sur l’expérience d’apprenant.

 

Comment définiriez-vous votre rôle auprès des étudiants ?

Je suis un facilitateur d’apprentissage. Mon rôle est de guider les étudiants dans la maîtrise des fondamentaux techniques et conceptuels du développement web et du design UI/UX. A travers les échanges, je les accompagne en complément à la formation et aux supports dans la conception des interfaces intuitives, fonctionnelles et accessibles, en leur transmettant les bonnes pratiques (HTML/CSS/JS, design system, prototypage, tests utilisateurs, etc.) ainsi que les méthodes agiles (Scrum, Lean, Design Thinking). Je les accompagne aussi dans la mise en œuvre de projets concrets, en les aidant à structurer leur démarche, à valider leurs choix techniques. Ayant une forte expérience dans l’enseignement, je favorise les échanges inspirants et les expériences concrètes pour ancrer les apprentissages.

 

Quelles qualités vous semblent essentielles pour exercer dans les métiers du Design digital ?

Au-delà de l’empathie et de la curiosité, il faut une rigueur technique pour apprendre et bien connaître les standards web (HTML, CSS, Javascript), et savoir traduire un design en code fonctionnel et accessible. La capacité d’écoute permet de collaborer avec les développeurs, les product owners et les utilisateurs. Il s’agit d’une compétence métier utile notamment pour améliorer une solution selon les retours d’expérience ou les contraintes techniques. L’adaptation est cruciale face à l’évolution des outils et des bonnes pratiques (accessibilité, responsive, performance). C’est particulièrement le cas avec l’introduction de l’IA dans nos métiers. L’IA permet de gagner en efficacité et en autonomie ce qui toutefois implique une plus grande flexibilité et une forte polyvalence technique comme le propose la formation.

 

Quel est, selon vous, le point fort de la formation Designer digital de design et formations ?

Les métiers du design digital sont de plus en plus transverses. L’accessibilité au plus grand nombre tout en étant professionnalisante est un des avantages qu’offre cette formation.
Toutefois c’est le modèle hybride qui fait la force de cette formation. Il s’agit d’une formation à distance flexible, soutenue par des accompagnements individuels sur rendez-vous, qui permet d’adapter le rythme et les contenus aux besoins de chaque apprenant. Les projets concrets, conçus, réalisés puis corrigés par les formateurs, sont au cœur de l’apprentissage. Ils forcent à appliquer les fondamentaux techniques dans une application concrète, tout en recevant un feedback personnalisé. Cette approche permet de livrer des projets professionnels dès la fin de la formation tout en développant une autonomie sur le plan technique.

 

Pouvez-vous nous montrer un de vos projets ou un travail personnel et le commenter en quelques lignes ?

La majorité de mes projets sont réalisés pour le canton de Vaud et la Ville de Lausanne. Dans ce cadre, j’interviens principalement en accompagnement, je travaille aux côtés des chefs de projet, UX designers, designers et développeurs pour structurer les démarches, clarifier les besoins utilisateurs et assurer la cohérence entre contenus et expériences numériques. Ces projets étant réalisés dans un cadre institutionnel défini, je ne peux malheureusement pas les partager.
En revanche, je peux présenter un concept de formation que j’ai développé autour de la conception du parcours utilisateur, une pratique dans laquelle je me suis progressivement spécialisé. Cette approche considère le parcours comme un outil central, à la fois de conception, de traduction empathique des besoins des usagers et de pilotage stratégique des projets numériques.
La formation aborde le parcours utilisateur comme un langage commun entre les métiers, l’UX, le design et la technique. Il permet de rendre visibles les intentions, les frictions, les contraintes organisationnelles et les points de rupture dans l’expérience, tout en facilitant l’intégration des enjeux métier et institutionnels.

 

Un conseil pour nos futurs étudiants qui envisagent de se lancer dans la formation de Designer digital ?

Ne vous contentez pas d’apprendre les outils, apprenez à comprendre les gens. Le design digital, c’est d’abord de l’empathie, de l’écoute et de la collaboration. Soyez curieux, expérimentez, osez vous tromper, et construisez votre propre méthode. Votre valeur ne réside pas seulement dans ce que vous savez faire, mais dans comment vous le faites, avec qui, et pourquoi. Perfectionnez-vous dans certains domaines ou l’utilisation plus approfondie de certains logiciels en continuant à vous former.
Encore un conseil. Ce métier est parfait pour intégrer l’IA. Elle peut notamment vous aider à explorer des concepts de manière plus approfondie, d’automatiser certaines tâches ou encore de développer rapidement des prototypes prêts être testés. Dites-vous bien que l’IA permette de repousser les limites de votre créativité, pas la remplacer. Il vous faut donc l’entraîner et aiguiser votre sens critique.